Tout chef de projet devrait avoir dans son tableau de bord une colonne "confiance" où serait régulièrement passée en revue la qualité des relations entre toutes les personnes parties prenantes d'un projet !
La gestion de projet n'échoue pas pour des raisons techniques. Même lorsque celles-ci sont évoquées, il se cache derrière des dysfonctionnements entre les personnes qui n'ont pas permis de maîtriser le technique.
La gestion de projet se complique parce que les différents acteurs s'en retirent, en général parce qu'ils ont l'impression que les pilotes "font n'importe quoi". Ils sont "incapables de prendre les choses par le bon bout", "vont mettre en danger ce qui marche bien", "ne sont même pas capable de s'organiser et de s'entendre entre eux. Comment alors vont-ils pouvoir accoucher de quelque chose qui marche ?".
Certains vous diront que tout changement génère de la peur et de l'inertie, et qu'il faut vaincre les résistances ... mais quand même ! Le rôle du Chef de projet est clé avant tout dans la création de cohérence et de lisibilité.
Et pour cela il a à sa disposition une multiplicité de champs d'action. Citons en trois importants.
Les règles : faire en sorte que les règles de fonctionnement du projet soit formulée, connues et respectées tout au long du projet. C'est pourquoi les personnes qui ont "du caractère et des principes" sont en général de bon chef de projet !
Le temps consacré à l'expression des différents acteurs : c'est la condition pour que l'expression de chacun des acteurs existe au sein du projet. Ce temps se programme et doit être explicitement inclus dans le planning de la démarche. De plus accompagner l'émergence de la parole demande une technique spécifique.
La visibilité : un acteur extérieur a-t-il les moyens de s'informer sur la démarche ? de la comprendre ? d'y contribuer ?
Vous remarquerez que dans ces trois premières conditions de réussite je n'ai pas cité l'établissement d'objectifs clairs, bien sûr, et partagés par tous. D'abord parce c'est une pratique maintenant universellement répandue. Ensuite parce l'expérience m'a montré que la manière de faire les choses importe plus que le but visé. Et un objectif véritable n'émerge que si la confiance est déjà là...
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